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mercredi 5 octobre 2011

La France et la Belgique déterminées à agir vite et à moindre coût pour sauver Dexia voir ici :

La France et la Belgique déterminées à agir vite et à moindre coût pour sauver Dexia


Le Premier ministre belge, Yves Leterme, avait annoncé la veille au soir que son gouvernement avait approuvé la création d'une structure de défaisance ("bad bank") pour délester Dexia de ses actifs à risque. ( © AFP Dirk Waem)
    PARIS (AFP) - La France et la Belgique, co-actionnaires de Dexia, semblent déterminées à agir vite pour dépecer la banque, une nouvelle fois au bord de la faillite, tout en s'efforçant de rassurer les marchés sur le coût de ce sauvetage en pleine crise de la dette.
    Le ministre français de l'Economie François Baroin a confirmé mercredi que le démantèlement de la banque franco-belge était en marche, précisant que pour la partie collectivités locales, celle qui inquiète le plus les élus locaux, une "réponse très importante" serait apportée dès jeudi.
    Le Premier ministre belge, Yves Leterme, avait annoncé la veille au soir que son gouvernement avait approuvé la création d'une structure de défaisance ("bad bank") pour délester Dexia de ses actifs à risque.
    Les Etats belge et français apporteront leur garantie à ces actifs dont la valeur atteint 95 milliards d'euros.
    Par ailleurs, la banque binationale va être scindée en deux, la branche française, qui finance les collectivités locales, étant appelée à être reprise par la Caisse des dépôts et la Banque Postale.
    "C'est la piste la plus sérieuse", a reconnu mercredi M. Baroin. "Nous sommes en train de travailler sur une solution solide, structurée (...) Je pense que demain la solution devrait être trouvée", a-t-il ajouté.
    Mais en pleine crise de la dette, alors que l'état des finances publiques des pays de la zone euro est scruté par les marchés, la perspective que deux Etats comme la France et la Belgique se portent garants sur une centaine de milliards d'actifs pourris n'est pas sans inquiéter. D'autant que c'est la deuxième fois que Paris et Bruxelles volent au secours de Dexia.
    "On est pris à la gorge", s'est inquiété l'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius. "Le gouvernement français va sans doute intervenir, mais si on se met ça sur le dos, ça veut dire que notre triple A ne va pas être conforté".
    "Excessif" et "inexact", a réagi le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer : l'intervention de la France en faveur de Dexia ne menace pas la note "AAA" du pays, la meilleure possible pour un Etat.
    "Il n'y a pas d'incidence", avait déjà assuré M. Leterme côté belge mardi soir, interrogé sur le risque d'un alourdissement de la dette du royaume.
    M. Baroin a expliqué que l'opération "n'alourdira pas la dette de l'Etat français" car Bruxelles n'intégre pas les garanties aux établissements financiers dans le calcul de la dette publique.
    Du côté des agences de notation, on rappelait que la note de la France est toujours restée au plus haut, même lorsque le pays a accordé en 2008 un aide massive de 360 milliards d'euros à ses banques.
    Pour Jérôme Cahuzac, le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, la France n'avait de toute façon pas le choix: "l'expérience de la faillite de Lehman Brothers nous a appris qu'on ne peut pas laisser tomber une banque faisant courir un risque systémique".
    "Ce qui s'apprête à être proposé devrait régler la question du financement de Dexia", a-t-il déclaré à l'AFP. "Cela dit, il nous avait été dit que cette banque avait été sauvée en 2008 et force est de constater qu'en dépit du remarquable travail de Pierre Mariani (le patron de Dexia, ndlr) et de ses équipes, cela n'est en définitive pas le cas", a-t-il ajouté.
    En plein débat européen sur la recapitalisation des banques européennes, le gouverneur de la Banque de France a écarté de son côté le risque que d'autres établissements français soient victimes de la même crise de liquidité que Dexia.
    "Pour les banques françaises dont je m'occupe, elles sont très solides, je le redis. Franchement, je suis beaucoup moins inquiet pour les banques françaises que pour les banques américaines", a affirmé M. Noyer.
    © 2011 AFP
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    France 2 : un naufrage de longue durée

    Trop de rendez-vous ont été supprimés pour que France 2 espère remonter son audience avant des années. L'analogie avec RTL qui avait sombré en 1999 est éclatante


    Le 05/10/2011 à 14:49 par Emmanuel Schwartzenberg (TVMag)

    Quand on supprime tous les points de repère d'une chaîne de télévision ou d'une radio, son audience dégringole. Quand elle ne fait rien, la baisse est certaine, mais elle prend beaucoup plus de temps. France 2 en fait aujourd'hui l'amère démonstration et il n'y a dans l'histoire de l'audiovisuel français qu'un seul exemple qui rappelle la catastrophe industrielle que traverse France 2, celui de RTL quand les nouveaux dirigeants ont supprimé en 1999 Les grosses têtes, de Philippe Bouvard, et certains programmes phares. La station qui caracolait alors en tête avec 17% de part d'audience est tombée à 12% et elle n'a jamais retrouvé son public.

    En quelques semaines, France 2 a remplacé tellement d'émissions que sa grille est méconnaissable. Premier exemple frappant le remplacement samedi soir du Plus grand cabaret du monde, de 
    Patrick Sébastien, parSing off... 100 % vocal, une émission musicale qui ne sera pas reconduite. Le retour indispensable de Patrick Sébastien viendra sans doute compenser cette chute mais le mal est fait. Dimanche soir, en deuxième partie de soirée Faites entrer l'accusé fonctionnait particulièrement bien, mais on lui a substitué Non élucidé. La soirée du mardi soir tournait bien avec des magazines comme Rendez-vous en terre inconnue et des soirées spéciales. Au lieu de poursuivre dans cette voie, France 2 a confié la présentation d'un prime time à Bruce Toussaint Un monde, six jeunes, une émission où de parfaits inconnus viennent donner leur point de vue.

    Un pari d'autant plus risqué que l'animateur, dont le talent n'est pas forcément en cause, n'était encore jamais apparu sur une grande chaîne généraliste. Dès lors, est-ce si étonnant si le public, déconcerté, n'a pas été au rendez vous ? Avec 4,3 % de part d'audience et 1,1 million de téléspectateurs, Bruce Toussaint s'est classé le 4 octobre, derrière toutes les grandes chaînes, mais aussi après Gulli (1,3 million de téléspectateurs). Il s'est situé au même niveau que Disparus Volontaires sur France 5 et il a été dépassé en part d'audience par W9 ( 4,4 % de part d'audience et 950 000 téléspectateurs avec La meilleure danse). A une heure de grande écoute, un tel score évoque pour la deuxième chaîne de France, un naufrage.

    En deuxième partie de soirée, Face aux Français, de Guillaume Durand, n'obtenait pas un résultat d'audience suffisant, mais Réunion de famille, de Jean-Luc Delarue, n'a pas encore réussi sa percée avec 10 % de part d'audience. Le téléfilm du mercredi ne bouge pas, mais il est suivi d'une nouvelle émission culturelle de deux heures Avant-Premières présentée par Elizabeth Tchoungui dont les 1,9 % de part d'audience et les 227 000 téléspectateurs du 28 septembre resteront longtemps dans les annales. L'animatrice ne possède ni la surface de Franz-Olivier Giesbert, animateur de Semaine critique, ni son sens de la répartie. On attend d'ailleurs son retour sur France 5 où il devrait présenter une émission philosophique. Ce nouveau rendez-vous était une des conditions de son départ de France 2.

    Vendredi, Avocats et Associés était un programme apprécié. Il est abandonné au profit d'Un jour, un destin etTaratata qui peinent à s'imposer pleinement. Ce tableau ne serait pas entièrement complet si l'on omettait l'échec en début d'access, à 17 h 10, de Seriez-vous un bon expert ?, qui a pris la place d'En toutes lettresretiré de l'antenne pour ne pas concurrencer Des chiffres et des lettres. Résultat obtenu par France 2 qui ne menace effectivement plus France 3. Confronté à une telle situation d'urgence, Bertrand Mosca, le nouveau patron des programmes de France 2, n'a pas d'autre solution aujourd'hui que de faire immédiatement appel aux valeurs sûres de la chaîne, aux animateurs comme aux émissions qui ont fait son succès. Mais cela aura un coût et le passif ne sera pas apuré. Le retour éventuel des producteurs et animateurs évincés se paiera au prix fort et il faudra du temps au public de France 2 pour que celui-ci retrouve l'identité de sa chaîne.
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